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Fleet Foxes, Ancienne Belgique, 20/11/2008

vendredi 21 novembre 2008, par Marc

Brillant et humain


Au risque de rabâcher la même chose à un lectorat plutôt patient, je rappelle que j’ai eu l’occasion de voir Fleet Foxes avant, c’est-à-dire avant qu’ils ne publient quoi que ce soit et deviennent ce sympathique rouleau compresseur que nous connaissons. Comme je n’avais pas eu l’occasion de les recroiser ‘en vrai’ depuis cette soirée enneigée où ils ouvraient la route pour Malajube et Snowden, le chemin parcouru apparaît comme immense.

Ne pas rater les premières parties, c’est une règle que je m’efforce de suivre, sachant que c’est une façon efficace de faire des découvertes. De surprise il ne sera pas question puisque J. Tillman n’est autre que le batteur des Fleet Foxes. Entre deux chansons seul à la guitare, bonnes mais manquant un peu de relief malgré une intensité dans le jeu et la voix, il amuse le public de ses réflexions sur les étudiants américains (la Saint-V se termine dehors il faut dire). Des membres de la formation de base le rejoignent sur deux titres ainsi qu’une femme qu’on verra plus tard au merchandising (non, elle n’était pas à vendre). On est plongé dans une attention et une sympathie qu’on retrouvera forcément plus tard.

Précédés d’une chanson de Panda Bear (heureux hasard ?), Fleet Foxes entre dans une grande salle de l’AB remplie sous un accueil vraiment chaleureux. Un peu surpris par la taille de l’endroit, ils enchainent leur habituelle introduction de quatre titres basé presque essentiellement sur des harmonies vocales. L’impression d’intimité impressionne dans un aussi vaste endroit, à l’acoustique rarement prise en défaut. Le public est non seulement venu en masse mais est aussi venu partager quelque chose. Il est vraiment touchant ce silence quand un morceau est joué seul par le chanteur Robin Pecknold seul à la guitare. Les applaudissements fournis qui suivent n’en ont que plus de force.

L’album sorti cette année est une impeccable suite de pièces pastorales, de pop baroque et vocale, touchée par la grâce. Il comporte son lot de perles, tout comme le Sun Giant EP dont plusieurs titres seront repris (Sun Gah, Mykonos…). White Winter Hymnal va non seulement marquer l’année mais est parti pour devenir un petit classique. Et un Your Protector est digne du Neil Young des grands jours. Mais ce qui frappe surtout, outre la justesse des harmonies, est l’intensité et la force qui se dégage de presque chaque morceau. Car sans ça, on pourrait tomber dans le joli, voire le nunuche. Et ce n’est pas l’impression qu’on a du tout.

Evidemment, ils seront rappelés. Le chanteur arrive seul, prend sa guitare, la prise jack et… la retire. Dans un noir presque complet puisqu’il est le seul à recevoir un peu de lumière, sans aucune amplification, on a un moment rare. Ses comparses reviendront bien pour nous assommer d’un Blue Ridge Mountains. Puis il aura droit à une chanson en second rappel.

Vers cette période-ci de l’année, on commence à rassembler tout ce qui nous aura touchés en 2008. Fleet Foxes a confirmé sur scène ce qu’on pensait d’eux. Ils sont un des groupes les plus précieux du moment, brillant et humain.

Les photos rescapées sont ici : http://picasaweb.google.be/marc.mineur/FleetFoxes#

Article écrit par Marc

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