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The White Stripes : Elephant

mardi 8 août 2006, par Marc


Un riff peut-il marquer l’histoire de la musique ? Peut-être pas, mais il faut dire que cette année 2003 restera pour cette ligne de basse entêtante (celle, bien sûr de Seven nation army). Oui, mais un riff peut-il porter un album ? Oui, ça il peut, et tirer vers le haut le reste des morceaux qui en sortent ragaillardis. La simplicité des moyens et leur efficacité nous ramène au punk. Celui de 1976, voire d’avant (on songe immédiatement au Stooges et MC5). Celui de l’urgence, de la rage, celui de la revendication. Celui d’avant le dévoiement de la pédolâtrie ambiante. Le temps de quelques titres bien sentis (Black math, Ball and biscuit) Les couleurs simples (du rouge, du noir, du blanc et c’est tout, c’est à dire de l’essentiel et de la violence) de ce duo jettent les bases d’un album-clé de cette décidément bizarre année (de revivals en confirmations).

La voix du chanteur laisse parfois la place à celle de la chanteuse. On découvre alors un timbre et des intonations datant de Nico. Apaisement. Pas ballade, pas slow crapuleux, juste respiration haletante avant de repartir bille en tête.

Il est impossible d’appréhender ce qui passe ici sans référence au passé mais il ne faudrait pas que ça cache l’essentiel : un album brut, mais comprenant des pauses de bon goût, comme pour confirmer que tous les états d’esprit nous habitent et que la musique peut être le reflet de chacun d’eux, le tout par des artistes aux talents variés mais à la personnalité bien établie. Il se peut aussi que ce soit juste un état de grâce, un instantané exprimant la diversité de ce qui se passe, mais alors, cela ne rendrait-il pas cet album plus indispensable encore ? (M.)

Article écrit par Marc

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