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Dirty Projectors + Sunset Rubdown, Botanique, 19/09/2009

mardi 22 septembre 2009, par Marc

Plein de santé


En douze mois j’aurai vu Wolf Parade, Handsome Furs et Sunset Rubdown. J’aime beaucoup ma vie, y’a pas à dire.

Mais le programme de la soirée commençait par Tune Yards. Arrivée dans un silence sans doute respectueux, Merrill Garbus a tout les attributs de l’indé orthodoxe. Un bassiste discret (bon, ça ne fait pas partie de la panoplie), des pédales de loop, quelques éléments de batterie et surtout un ukulele (très très chic même si les gens vont se lasser, c’est certain), et des compositions tordues (comme un Micachu que j’aimerais bien) tout est là. Mais fort heureusement, elle peut compter sur un gros abattage, des rythmes qui enveloppent bien sa voix de mama qui parfois éructe et son jeu d’ukulele assez basique. La différence entre les applaudissements à la fin du set et la discrétion de l’accueil initial ne trompent pas, Tune Yards a séduit son public et m’a fait une bonne impression.

Pour moi comme pour d’autres, l’événement de la soirée est en seconde position sur l’affiche. D’entrée de jeu, le son des baguettes indique que c’est le terrifiant Black Swan qui sera servi d’entrée. Avec deux batteries et un peu moins de délires électriques que sur cd, il met d’emblée la barre très haut (que de moments forts dans ce seul titre) et enfonce le clou de l’excellent album ; Spencer Krug a monté Sunset Rubdown pour en faire sa seconde machine de guerre. La première, rappelons-le, est le stratosphérique Wolf Parade. A part une dernière pièce dédicacée à une fan, toute la set-list sera issue de Dragonslayer. Krug donne tout ce qu’il a au piano ou à la guitare, et la voix féminine a plus de peine à s’imposer, mais l’alchimie fonctionne en plein. Ce set trop court m’a laissé une impression incendiaire en tous cas, et l’hyperactif Spencer est sans doute un des tout grands compositeurs de l’époque, sans aucun conteste. Puissant

J’avais déjà eu un aperçu assez mitigé des Dirty Projectors, étrangement placés en première partie d’Explosions In The Sky. Depuis, leur album (pas écouté) a fait un carton critique qui justifie sans doute cette position de tête d’affiche. Tout commence faussement avec une des chanteuses –guitaristes accompagnée du seul chanteur-guitariste. C’est mélodiquement très réussi, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est un faux-départ pour amadouer. Parce que le line-up de quatre à six personnes pratique toujours un art-rock anguleux et difficile à suivre. Sans doute me manque-t-il un déclic, mais je suis resté sur le bord du chemin, sans jamais avoir d’autre sujet de satisfaction que leur impeccable technique. On dirait que toute velléité de joli soit sacrifiée à l’autel de l’exigence et toujours cette impression de morceaux composites faits de bouts de chansons qui ne devaient pas se réunir. Dans ce contexte, j’ai tenu une heure et je ne suis pas mécontent de moi.

Il est frustrant de partir sur un groupe qui n’a pas fasciné mais la cinglante confirmation de l’éclatante santé de Sunset Rubdown.

D’autres images en couleur ici : http://picasaweb.google.com/marc.mineur/SunsetRubdown#

[Tune Yards]

[Sunset Rubdown]

[Sunset Rubdown]

[Dirty Projectors]

Article écrit par Marc

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