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Compte-rendu concert Hiatus, Liège 13/10/2006

jeudi 19 octobre 2006

Parfois, le fait de connaitre des musiciens a du bon. C’est ainsi qu’on peut se retrouver en principauté (à Liège quoi) un vendredi pour assister au premier concert d’un groupe.

Quel bonheur pour des critiques de pouvoir aborder alors un terrain vierge, sans aucun a priori et ni informations préalables. Certes, certains membres nous étaient familiers (en tout bien tout honneur bien sûr), mais ce qu’ils faisaient nous était inconnu

Ca se passait donc dans le sous-sol de la Maison de la laïcité rue Fabry, devant une trentaine de personnes.

La musique de Hiatus tourne autour de la personne de Coline, autour de son piano et de sa voix. La dizaine de chansons se succèdent dans un style inspiré par la génération des "chanteuses à piano" (Marque déposée), Tori Amos et An Pierlé en tête. On devine d’ailleurs rapidement une formation classique au piano de la figure centrale de ce groupe. Les compositions sont intéressantes mais l’acoustique du lieu ne nous a pas permis de nous faire un avis sur le contenu des paroles. On se vengera au repos, avec des enceintes ou au casque.

La voix de Coline est douce si pas encore totalement assurée, ses compos tiennent la route et on se laisse rapidement aller, on dodeline de la tête et on sourit : c’est bon signe.

Autour du piano, viennent au besoin s’ajouter une basse et une batterie. Celles-ci se contentent d’une livraison au minimum syndical. De manière concertée ou par paresse ? Qui pourrait le dire, le monde de la musique est autant rempli de faires-valoir que d’oisifs. L’essentiel, heureusement, n’est pas là.

Mercenaire appelé en renfort sur certaines des compos, l’ami Marc à la guitare (pas celui qui écrit, l’autre, celui qui joue) , expériemente avec ces derniers joujous comme à l’habitude. Il comble ainsi tous les vides qui passent à portée, de nappe de sustain, de soli "à la façon de" et de grappes de delay. Et en clin d’oeil pour nous, il en rajoute un couche de plus : Un plaisir pour les fidèles que nous sommes. Force est de constater notre attrait pour la private-joke.

Une seule remarque, en forme de conseil pour l’avenir, pourrait assombrir ce tableau. Elle porte sur les interventions et les introductions des chansons. Un peu plus de légèreté, de moins de longue déclamations et un attitude un peu moins concernée, rendraient le tout moins pesant et lierait certainement de manière plus souple ces petits plages d’humanité mises en musique. Si le public venu fêter l’anniversaire d’un groupe d’écriture est bien disposé, on peut mettre en doute la bonne volonté d’un auditoire plus ’normal’. Reste à confronter cette prémonition à l’épreuve du feu.

Il se chuchotte qu’ils sont passés dans un studio et qu’un enregistrement a eu lieu. Si on arrive à se procurer ça (sur emule, meuh non c’est pour rire...), on vous en reparle sans faute. (F. & M.)

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