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Joseph Arthur : Our Shadow Will Remain

vendredi 11 août 2006, par marc


Une question qui revient souvent en musique c’est : "Comment survivre à un premier album presque parfait ?". En effet, beaucoup n’ont jamais pu transformer l’essai. Et vu que le niveau du premier album de Joseph Arthur (Big city secrets) était époustouflant, on n’a jamais retrouvé sur ses oeuvres ultérieures la magie, la fragilité et l’équilibre de ce presque classique.

Il semble cependant que plus le temps passe, mieux l’influence finalement néfaste de ses débuts est digérée. Le rock sombre est toujours présent, ainsi que les choeurs si singuliers (Can’t exist est bon par exemple).
Quand la voix se fait plus mystérieuse, on est plus facilement séduit (Failed, Stumble and pain et ses cordes). En fait, c’est au fur et à mesure des écoutes que cet album impose ses semi-tons sombres avec ces éternels refrains plus aérés (Devil’s broom) qui ont toujours empêché Joseph Arthur d’être désespéré, avec ses balades fouillées (Echo park). Les tentatives vocales soul lui conviennent évidemment moins (Even tho, Wasted). A la fin, il nous gratifie d’un leave us alone enfin digne de notre souvenir, comme une promesse de jours meilleurs.

Bon, tout ceci était une occasion de vous parler d’un pensionnaire de ma discothèque idéale (Big city secrets) dont ce moyen Our shadows will remain ne fera partie malgré une certaine personnalité. (M.)

    Article Ecrit par marc

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