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Neil Young : Greendale

mardi 8 août 2006


Encore un papy du rock qui ne vieillit pas. Un nouvel album de Neil Young en 2003, voilà ce qu’il nous fallait. On écoute une première fois l’album et on se dit qu’on a entendu maintes fois cette voix, ce mid-tempo et qu’on n’est pas en train d’écouter un de ses chefs-d’oeuvre récents (comme Sleeps with angels ou Mirrorball). Puis on le réécoute et on réalise qu’on l’a déjà dans l’oreille, dans les tripes, que les sons de guitare du Crazy horse sont plus justes que jamais. On est, encore une fois, sous le charme. Neil Young est un compagnon, et fidèle, aucun de ses albums récents n’est anodin. On a besoin de lui pour électrifier nos nuits (Carmichael), ballader nos jours (Bandit) ou nous parler en ancien de notre époque (Grandpas interview). cet album, présenté comme une chronique familiale, est la preuve de la constance de ce Canadien (au contraire d’un Bob Dylan ayant bà¢ti sa carrière immense de façon plus irrégulière). Et peu importe s’il creuse le même sillon, celui-ci est de la taille d’un continent. (M.)


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