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Low Vertical - We Are Giants

vendredi 3 mai 2013, par Marc

Les géants


Les sources de bon conseil ne se tarissent décidément pas. Même si elles s’espacent. La dernière fois que j’avais sollicité une de ces sources, il en était ressorti l’émerveillement de Sunday Bell Ringers. Tout aussi Flamands, tout aussi chez les excellents Zeal Records (c’est un membre de Tomàn, Wouter Vlaeminck, qui est à la production), Low Vertical est peut-être un des secrets les mieux gardés du royaume. Parce qu’on me dit aussi que cet album n’a pas un succès fulgurant. Et là, je suis un peu abasourdi. Suis-je victime d’une inversion d’oreille ? Est-ce que le groupe se cloitre et lance des clous sur les fans potentiels ? Mystère. Ce que je sais par contre, c’est qu’il s’en trouvera parmi vous qui prendront du bon temps avec ce Low Vertical. C’est pour vous que j’écris après tout.

Première écoute, second morceau, premier frisson. Toulouse-Lautrec est énorme. Après un début d’album bien délicat, il frappe juste, garde une mélodie toute simple, densifie le son, ne s’emballe jamais vraiment, et s’efface quand il sait qu’on est groggy. Quand ils chantent, on dirait évidemment The Notwist, ce qui les rapproche de leurs excellents collègues de label Marble Sounds (sur lesquels on reviendra bientôt). Surtout quand sur les morceaux plus délicats comme Good Luck, Little Fellow. J’ai aussi retrouvé des traces de groupes oubliés comme The Aloof (l’âge, sans doute) ou complètement tendance comme Caribou (Sun Sun en a la fausse décontraction). Et oui, il y a un peu de Radiohead dans cette intrusion de machines dans l’émotion. D’accord, ce sont des références bien ronflantes, mais j’ai plus écouté cet album que le dernier de la bande à Thom Yorke.

Cet album s’appelle We Are Giants. On peut le voir comme une douce ironie, ou alors une certitude qui n’a pas encore éclaté au grand jour. Parce qu’on n’est pas à l’abri d’une surprise, par exemple quand le très délicat Spacemininvaders Pt I se prolonge dans un Pt II bien plus plombé et âpre. Les montées en intensité se font sur le son pur, ce qui est à la fois difficile à réussir et imparable. Sensei en est donc splendide, tout comme Epic Slaughter qui part sur un slogan cryptique (It’s a poor kind of melody/That only works backwards) pour se densifier progressivement. La batterie est en tout cas toujours simple mais judicieuse

Bon, on ne trouvera pas les raisons qui rendent la diffusion de cette musique si limitée. Mais vous aurez compris que c’est une découverte indéniable, comme on en a déjà connu chez Zeal records. Sans doute pas taillée pour les stades, cette musique pourra toucher ceux à qui les références rappelleront de bons souvenirs. Les gens comme vous et moi quoi…

on écoute : https://soundcloud.com/zealrecords/...
on se renseigne http://www.lowvertical.be/
on achète : http://www.zealrecords.com/buy_lowv...

Article écrit par Marc

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