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Moonface, STUK, Leuven, 28/11/2013

jeudi 28 novembre 2013, par Marc

L’émotion en grand


Il faudrait sans doute faire une recherche sur ce site pour le confirmer, mais 8 concerts en un mois, c’est sans doute inédit. C’était dense, parfois passionnant, et je vous ai tout relaté. Pour clôturer cette belle série, c’est une incursion en Flandre que je vais vous relater.

Habitué aux salles de la capitale, je savais que le déplacement au STUK serait agréable. Même s’ils remontent un peu, j’ai en effet d’excellents souvenirs dans cette salle toujours accueillante.

Quand les portes s’ouvrent, il doit y avoir sept personnes à tout casser dans la salle. C’est la grosse surprise de la soirée, après quelques concerts bien remplis. Le nom de Spencer Krug ferait-il si peu recette ? Parce que vous le savez parce que vous êtes des fidèles, Moonface, c’est le projet solo du Canadien.

Mais procédons par ordre. C’est le quatuor de Los Angeles Superhumanoids qui assure la première partie. Pratiquant une synth-pop laissant la part belle aux ambiances, elle laisse un petit regret quand le chanteur s’empare du micro à la fin du set. Cette voix-là, quelque part entre Jamie de The XX et Torquil Campbell de Stars mériterait en effet plus de présence. Pour le reste, c’est impeccable et sans doute à prolonger sur album.

Il n’y a logiquement qu’un piano sur scène quand arrive Spencer. Si j’avais déjà eu l’occasion de le voir avec Wolf Parade ou Sunset Rubdown, c’est la première fois que je le voyais seul. Vous savez que je compte parmi les défenseurs du dernier album qui figurera à coup sur parmi mes préférés de l’année. Combien sommes-nous à ce moment ? 60 ? Tant pis pour les absents, ils ont raté un des grands moments d’émotion de l’année. Parce Krug est un interprète expressif. Et devant lui, là, on retrouve des sensations qu’on a rarement eu depuis cette fameuse prestation de Soap & Skin. Il faut dire que quand le second morceau, Barbarian, prend son envol, c’est l’émotion assurée. Les accords sont implacables, le jeu est engagé.

Et il en restera des bons moments, entre le fantastique Everyone Is Noah, Everyone Is The Ark ou November 2011 qu’il présente comme trop cheesy alors que bon, c’est magnifique quoi. Tout l’album y passera bien entendu, et le seul le semblant de rappel sera inédit mais toujours dans le ton de la soirée.

Voilà, Spencer Krug est un tout grand artiste, avec une puissance de composition et d’interprétation rares. Quand on pense que les débuts de Wolf Parade et d’Arcade Fire étaient proches, on se dit qu’il y a un gouffre de notoriété hors de proportion des talents relatifs. Tant mieux pour ceux qui ont pu saisir l’opportunité d’un grand moment de musique après tout.

Article écrit par Marc

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1 Message

  • Moonface, STUK, Leuven, 28/11/2013 29 novembre 2013 16:48, par Mathusalem

    Peut-être devrions nous à nouveau rouvrir le dossier sur l’injustice et les artistes de qualité confidentiels... Le contenu en est hélas connu. Egoïstement parlant, j’ai reçu ce soir là une fameuse décharge d’émotion pure, avec, luxe suprême vu la proximité, la possibilité de discerner parfois la vraie voix et la frappe des marteaux sur les cordes du piano qui se mêlaient à l’amplification, peu puissante vu la salle... Ce sont des petits plus qu’on n’oublie pas... Magnifique.
    Bonjour chez vous...

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