Accueil > Musique > 2005 > Kaizer Chiefs : Employment

Kaizer Chiefs : Employment

lundi 21 août 2006, par Marc


C’est toujours avec circonspection qu’on se plonge dans un premier album qui est précédé d’une hype insulaire. La pop en Angleterre revient souvent à l’accommodation de vieux restes de références souvent les mêmes. C’est d’ailleurs le meilleur usage possible de cet album.

Il y a un peu de tout dans ce mélange aussi joyeux que pas rigoureusement indispensable. En effet, après le premier et plutôt réussi Everyday I love you less and less, où les spectres de Clash et Wire s’entrecroisent et I predict a riot au couplet référant à Blur et au refrain également clashien (drôle de mélange), l’album montre des penchants pop plus affirmés de morceau en morceau (influence de Blur encore sur Team mate et What did I ever Give you), entrecoupés d’hymnes à beugler dans les pubs (Oh my god) ou juste crétins à la Stokes pas en forme (Na na na na na). Quand on aura évoqué le Kinks pour Honoured satisfaction et un clin d’oeil à Bowie sur Saturday night, on aura presque fait le tour. A part une embellie pour Born to be a dancer et les deux premiers titres, on conclura donc à une semi réussite qui ne figurera pas dans les annales du rock. (M.)

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Maxwell Farrington et Le Superhomard - I Had It All (EP)

    Parfois il faut faire un pas de côté, prendre un peu de recul pour que les choses apparaissent sur un jour nouveau. Certes, le temps avait manqué pour vous parler de Once qui marquait la rencontre entre le chanteur australien installé en Bretagne et le musicien et producteur français Le Superhomard (Christophe Vaillant pour l’état civil), mais l’album avait plu, récoltant un beau succès critique.
    Et puis on écoute Dewaere dont il est aussi le chanteur et on se dit que ce mélange de crooner et de rock (...)

  • Black Country, New Road – Ants From Up there

    On avait vu passer au loin le buzz de Black country, New Road l’an passé, saisissant au vol quelques morceaux tous dignes d’intérêt. Cette fois, on ne voulait pas passer à côté. Mais on est passé à côté.
    Ils aiment les angles, c’est de l’art-rock dans ce qu’il a de plus revigorant et d’usant aussi. Moins héroïques que leurs cousins canadiens au rang desquels on compte les projets tordus des songwriters d’exception à (Sunset Rubdown, Swan Lake, Silver Mt Zion et autres...), ils en partagent pourtant (...)

  • Squid - Bright Green Fields

    Il est des groupes qu’on voit venir dès les premiers morceaux lâchés au fil de leur Bandcamp. Mais on attend souvent l’album pour voir si les raisons de s’enflammer sont légitimes. Dans le cas des remuants Squid, elles le sont. On retrouve d’emblée une morgue très british, un constat social narquois mêlée à une distanciation et une diction qu’on apprécie chez beaucoup de leurs compatriotes, Art Brut en tête.
    Ce n’est pourtant pas l’ambiance potache qui prime ici, on fait plutôt dans le groove lourd et (...)

  • Jarv Is... - Beyond The Pale

    This is not a live album… It’s an alive album.
    Cette déclaration sibylline donne une petite idée de la genèse un peu inhabituelle du projet. La formation groupée autour de Jarvis Cocker a en effet peaufiné et enregistré ces morceaux dans des festivals et autres petites salles avant de retravailler le matériau qu’on entend sur ce premier album. C’était en tout cas la suggestion de Geoff Barrow de Porstishead et Beak> (suivez @jetfury sur Twitter, fun acide garanti). Ce mode opératoire peut être vu (...)