Accueil > Critiques > 2005

The Rakes : Capture/Retreat

lundi 21 août 2006, par marc


Quelqu’un fera-t-il une étude dans plusieurs années sur l’émergence des groupes en ’The’ qui poussent comme des champignons après la pluie ? Je souhaite bonne chance à ce futur aventurier en tous cas. Surtout s’il doit tout réécouter. Ce n’est pas avec cet album qu’il va souffrir de toute façon.

En effet, The Rakes pratique un post-punk assez aguichant qui peut évoquer à ce titre les premiers Wire (The guilt, Retreat, Work work work (pub, club, sleep)). Mais bon, quelques écoutes ne m’on pas permis d’en faire (comme certains) une oeuvre majeure. Même si des morceaux comme Open book ou Terror ! sont assez au-dessus de la production anglaise moyenne du moment.

Finalement, le seul défaut de cet album, c’est de passer après le fantastique Silent Alarm de Bloc party (leurs copains). La voix heureusement est suffisamment différenciée pour que We are all animals (très chouette) ne sente trop le déjà entendu.

Mais il faut reconnaître que ça devient plus intéressant quand un peu de synthé vient égayer le tout (Binary love, T bone), donnant le supplément d’originalité qui fait mouche.

Pour avoir critiqué par paquets les nouveaux groupes anglais cette année, il s’agit d’une des plus digestes et enthousiasmantes productions du genre. Si la bande à Kere Orekere vous a laissé un goût de trop peu, voici le complément qu’il vous faut. (M.)

    Article Ecrit par marc

Répondre à cet article

  • Billions of Comrades - Trotop

    Une certaine distance vis-à-vis des artistes qui sont critiqués ici rend incongrue la proximité géographique. 1480 est un morceau ici mais aussi un code postal. Y a-t-il une école wallonne de la turbulence ? Si on se réfère à La Jungle et ceci, ce n’est pas impossible. Est-ce une coïncidence s’ils font tous deux partie du catalogue Rockerill ? Nous ne le pensons pas.
    Mais cet album produit par Gil (...)

  • Squid - Ô Monolith

    Le post-punk anglais avec morgue est un genre très particulier dans lequel les Londoniens de Squid s’étaient distingués. Il faut dire que ce substrat est utilisé dans tellement de contextes pour tellement de résultats, de Bloc Party à Black Country New Road en passant par Art Brut qu’on peut le décliner de bien des façons.
    Et Squid balaie à lui seul une belle partie du spectre, allant même tutoyer la (...)

  • Bärlin - State of Fear

    Cet imposant album d’un trio lillois nous semble familier sans que ce ne soit exactement identique à quoi que ce soit. Si on tente de retrouver son chemin, on est très vite tentés de s’y perdre pour mieux s’y fondre. Le chant très expressif dès Deer Flight, un peu comme si Patrick Wolf s’était mis au post-punk poisseux et éructait (aboyait même sur Revenge). On y secoue lentement la tête pendant que la (...)

  • Rodolphe Coster and Band – High With The People

    On va être tout à fait honnêtes, on n’avait jamais entendu parler du Bruxellois Rodolphe Coster malgré un parcours visiblement déjà fourni, avec un gros pied dans la musique de danse contemporaine. Mais ce n’est pas le plus important, on a copieusement apprécié cet album immédiatement familier.
    New York est ici un endroit d’enregistrement ici mais aussi un style, avec une forte dose de post-punk (...)