Accueil > Musique > 2006 > The Chalets : Check In

The Chalets : Check In

vendredi 25 août 2006, par Marc


On n’est pas toujours d’attaque pour un album prenant, pour se faire retourner de l’intérieur. La plupart du temps, on veut de la musique pour égayer l’ambiance, pour dissiper la noirceur ambiante. La musique plus pop vient alors à notre rescousse. Il faut qu’elle soit distrayante mais pas fade, enjouée mais pas niaise. Le cahier des charges est finalement plus ardu qu’il n’y paraît et c’est un genre qui compte finalement peu de véritables réussites.

Ce préambule plutôt long posé, il est temps d’aborder frontalement le cas de The Chalets. Il faut donc trouver le bon moment pour écouter The Chalets. En effet, c’est seulement après plusieurs tentatives que j’ai trouvé plaisant ce Check in. Ce qui pourrait paraître paradoxal au vu de la musique joyeuse concoctée par ce groupe mixte. Donc, un conseil d’utilisation est de respecter quand même une posologie mesurée, les titres ont tendance à se ressembler quand on avale les 14 d’un coup.

La concordance des voix féminines et masculines permet pas mal de combinaisons. On notera, ça et là, des tentatives d’originalité. On se croit alors franchement dans une version actualisée des antiques B52’s (Love punch). Quelques titres me sont restés plus facilement en mémoire (No style, Nightrocker qui est plus brut de décoffrage). Cette pop aux guitares ni clinquantes ni vrombissantes, aux tempos enjoués mais pas frénétiques évoquera les Papas Fritas (talking ’bout my generation) à ceux qui ont connu ça. A mille lieues de la folie douce de Architecture in Helsinki, voici une autre petite récréation. Pas renversante sans doute, mais suffisamment fraîche pour vous apporter, par petites touches, un sourire bienvenu. (M.)

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Maxwell Farrington et Le Superhomard - I Had It All (EP)

    Parfois il faut faire un pas de côté, prendre un peu de recul pour que les choses apparaissent sur un jour nouveau. Certes, le temps avait manqué pour vous parler de Once qui marquait la rencontre entre le chanteur australien installé en Bretagne et le musicien et producteur français Le Superhomard (Christophe Vaillant pour l’état civil), mais l’album avait plu, récoltant un beau succès critique.
    Et puis on écoute Dewaere dont il est aussi le chanteur et on se dit que ce mélange de crooner et de rock (...)

  • Black Country, New Road – Ants From Up there

    On avait vu passer au loin le buzz de Black country, New Road l’an passé, saisissant au vol quelques morceaux tous dignes d’intérêt. Cette fois, on ne voulait pas passer à côté. Mais on est passé à côté.
    Ils aiment les angles, c’est de l’art-rock dans ce qu’il a de plus revigorant et d’usant aussi. Moins héroïques que leurs cousins canadiens au rang desquels on compte les projets tordus des songwriters d’exception à (Sunset Rubdown, Swan Lake, Silver Mt Zion et autres...), ils en partagent pourtant (...)

  • Squid - Bright Green Fields

    Il est des groupes qu’on voit venir dès les premiers morceaux lâchés au fil de leur Bandcamp. Mais on attend souvent l’album pour voir si les raisons de s’enflammer sont légitimes. Dans le cas des remuants Squid, elles le sont. On retrouve d’emblée une morgue très british, un constat social narquois mêlée à une distanciation et une diction qu’on apprécie chez beaucoup de leurs compatriotes, Art Brut en tête.
    Ce n’est pourtant pas l’ambiance potache qui prime ici, on fait plutôt dans le groove lourd et (...)

  • Jarv Is... - Beyond The Pale

    This is not a live album… It’s an alive album.
    Cette déclaration sibylline donne une petite idée de la genèse un peu inhabituelle du projet. La formation groupée autour de Jarvis Cocker a en effet peaufiné et enregistré ces morceaux dans des festivals et autres petites salles avant de retravailler le matériau qu’on entend sur ce premier album. C’était en tout cas la suggestion de Geoff Barrow de Porstishead et Beak> (suivez @jetfury sur Twitter, fun acide garanti). Ce mode opératoire peut être vu (...)