lundi 28 août 2006

Ce qu’il y a d’agréable dans la musique électronique, c’est mon manque de connaissance qui me permet de jeter un regard candide et de toucher aux joies simples de la découverte de terres vierges. Le temps passant, cependant, les disques s’accumulent (je ne peux pourrai plus aller à I love techno en short hawaà¯en) et mes préférences se marquent. L’an passé, l’album de la djette Berlinoise responsable du label bpitch (Thrills) m’avait plu. Donc, je n’ai pas hésité à me procurer ce bain à bulles commis avec un autre Teuton dont les précédents faits d’armes me sont moins familiers.
C’est une musique qui grince, qui frotte, qui vit sa vie organique en fait. Moins froid et mécanique que le précédent Thrills, il est plus sensuel. Marrant de parler comme ça de musique électronique mais je ne vois pas d’alternative.
Cet album progresse du plus facile au plus rude (Under) avec douceur. De telle sorte que vous n’êtes pas obligés d’effectuer le plongeon tout de suite. Seul Leave Me Alone vient interrompre cette virée vers l’abstraction. Les habitués retrouveront vite leurs marques Jet aurait pu se retrouver sur Thrills qui comporte des moments de plus pure techno absents ici (Do Not Break quand même). Plus difficile par la déconstruction des sons qui accompagnent mais c’est ce que je préfère. Certains titres sont plus faciles puisque chantés. Le premier (Way Out) a tout pour se tailler un petit succès alternatif. La voix est celle que poserait une Miss Kittin apaisée. Elle apporte aussi quelques susurrements sur Bubbles.
L’autre "chanson" est Leave Me Alone et est interprété par Apparat. Il apparaà®t comme un morceau plus groove que le reste. Plus accessible ? Sans aucun doute mais sans faire la moindre concession. C’est en tous cas la remarquable cohérence du tout qui emporte l’adhésion, passant des grooves cotonneux pour lesquels Underworld constitue une référence crédible (Floating Points) à des plages plus désolées (Edison visiblement avant la déflagration électrique) qui font penser aux paysages sonore à la Future Sound Of London en passant par tout ce qui a été évoqué. Même si le tout est plutà´t entêtant, il comporte des longueurs. Les idées ont en effet tendance à s’étirer mais c’est une distorsion qui est fort dépendante des conditions d’écoute. Par exemple pour Retina qui apparaà®t comme un brin longuet peuvent évoquer les flambées de violons synthétiques de Sol Invictus. Metric, qui comporte les mêmes instruments, semble plus abstrait et intrigue par sa rythmique plus complexe.
Un album déambulatoire plutà´t qu’une enfilade de perles de dancefloor ou un disque d’ambient. Bon, je prouve encore une fois mon incapacité à parler de musique electro. Mais si j’ai pu vous faire comprendre que j’ai vraiment bien aimé celui-ci, ce serait déjà ça. (M.)
On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
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Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
Barbara Lenhoff l’avait bien dit à la sortie de son album plus apaisé Lullabies, ce n’était qu’une digression. Et pour brillante qu’elle était, il faut admettre qu’elle était moins percutante que le formidable Brutal. On est donc plus que satisfaits d’un retour vers cette veine puissante qui prend un peu le temps de placer les choses avec les sons fondus d’Holy Shit.
Elle a donc besoin d’un (…)