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The Eighties Matchbox B-Line Disaster -Blood & Fire

mercredi 2 juin 2010, par Seb (un autre)

Mission from God


Formé en 1999 et originaire de Brighton, The eighties Matchbox B-Line Disaster pratique un style qualifié de psychobilly, une sorte de heavy rockabilly d’allumé total. Après deux LP sortis en 2002 et 2004 (l’excellent “Horse of the dog” et le magnifique “The royal society”), le groupe mené par le chanteur Guy Mcknight perd sa maison de disque et reste dans un silence total pendant trois ans avant de sortir un EP bricolé avec les moyens du bord et sans maison de disque (In the Garden). Malgré une réputation scénique excellente qui leur a permis de faire les premières parties de Queens of the Stone Age et System of a down, le groupe ne retrouve un label que très récemment et sort donc ces jours-ci “Blood & Fire”.

La voix gutturale de McKnight, sorte de mix entre Tom Waits et Tom Smith, reste inchangée et le premier titre Love turns to hate ,single de l’album, est un condensé de ce que EMBLD fait de mieux, des guitares saturées, des changements de rythme et des solos incendiaires.

“Mission from God” (déjà présent sur In the Garden) reste dans le même style et fait tout autant plaisir, première surprise avec “So long good goodnight”, qui passe dans le monde des EMBLD pour une ballade, ou McKnight montre encore une fois sa maitrise vocale, capable de passer d’une tirade vaudou d’outre tombe à un cri de malade mental.

“Riptin” et “Monsieur Cutts” sont beaucoup moins intéressants et manquent cruellement de mélodie et d’inventivité, se contenter de gueuler dans un micro n’a jamais fait une bonne chanson.

“Man for all seasons” risque de faire très mal en live si on a la chance un jour de les voir en dehors de l’Angleterre. Morceaux rageurs avec cassure rythmique et solo en fusion qui donne envie de gueuler et de coller des mandales.

“Don’t ask me to love me” et “Never be the same” font fortement penser a Nick Cave, un style hypnotique et je m’-en-foutiste. Impossible de rester insensible a des morceaux tellement complexes et bien foutus.

La dernière composition, la meilleure de l’album, ”Are you living”. EMBLD ont toujours terminé leurs albums avec un morceau un peu a part du reste, plusieurs styles en un, sorte d’improvisation contrôlée qu’il faut écouter plusieurs fois pour sentir toutes les nuances.

Pour les inconditionnels du groupe (dont je fais partie bien sur), il est difficile de ne pas remarquer que le groupe essaie de sonner moins complexe et nettement moins bordélique avec des structures plus classique. L’album n’en est que plus réussi et gagne en confort d’écoute.

Moins bon que “The Royal Society”, “Blood & Fire” est malgré tout rempli de bonnes choses qui se découvrent petit à petit.

Merci à Black records d’avoir signé un groupe que je pensais disparu, sans doute qu’ils n’auront jamais la place qu’ils méritent, mais combien sont dans ce cas...

SeB (un autre)

Video single officiel

Article écrit par Seb (un autre)

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