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Séance de Rattrapage #59 - Adam Carpet, Adieu Gary Cooper, Bruce Harper

vendredi 1er septembre 2017, par Marc


Adam Carpet - Hardcore Problem Solver

On avait apprécié le premier album de la formation italienne, notamment parce qu’il assurait dans l’éclectisme et proposait un séquencement bien pensé. C’est un peu moins le cas sur cet EP de quatre titres et si la monotonie n’est toujours pas à l’ordre du jour, ce n’est plus la progression du sol vers les airs.

Ils ont viré plus visiblement vers une electro-pop plus franche du collier. Surtout sur le premier morceau bien engageant. L’autre grand moment est ce roulement de batterie irrésistible de Rock Is Dead, Mambo Is Not. Entre les deux, on retrouve un ton plus placide second morceau, dans une veine électronique instrumentale dense et plus de lourdeur encore pour Hardcore Problem Solver.

S’ils avouent volontiers être en pleine transition vers une tendance qu’ils ne connaissent pas encore, Adam Carpet n’a décidément pas rétréci son univers finalement cohérent. Attendons la suite donc.

Adieu Gary Cooper - Outsiders

Adieu Gary Cooper est un roman de Romain Gary, certes mais aussi le nom d’une formation helvète qui s’exprime en français. Ils pratiquent un rock français à l’ancienne qui nous rappelle ce que faisait Bashung à la charnière des années ’80.

Ce qu’on aime, c’est la découverte d’une personnalité et sur ce qui est rafraichissant sur ce point, c’est que le groupe suisse ne pratique pas la poésie poétique mais une relation franche et réaliste de la vie actuelle. Plus narquoise que misérabiliste d’ailleurs, avec une vitalité dans la forme qui tranche avec l’occasionnelle morosité du propos. Docteur est ainsi à la fois rentre-dedans et mélancolique à la fois, mélange compliqué à réussir qui fait mouche ici.

Rock et français, ce n’est plus une contradiction depuis longtemps et si on s’abstrait de la langue (juste pour l’exercice), il reste des morceaux charpentés, le premier morceau prenant ses aises sans jamais faiblir, se terminant dans une belle partie de gratte. On retrouvera occasionnellement un son plus gros et des synthés, ce qui apporte aussi une touche de variété à un album qui n’arrive pas à lasser

Bruce Harper - S/T

On a déjà évoqué la difficulté de critiquer les groupes instrumentaux et s’il réjouit facilement l’auditeur, le trio italien (de Brescia) ne facilite pas la vie du commentateur. D’une manière générale, on apprécie l’intensité sinon c’est de la musique d’accompagnement de montage vidéo.

On lorgne ici du côté de Vessels comme revendiqué et on peut aussi les rapprocher des passages plus purement atmosphériques chez 65 Days of Static. S’il y a des voix, parfois, elles sont peu mises en avant pour un morceau d’exultation (Sun). On sent plus d’installation de tension que de rugissements véritables (Whales). Je les préfère quand ils font monter la sauce sur un son rond (Arms), assumant une belle part d’électronique et les situant sur une fusion entre l’organique et l’électronique. Ils arrivent ainsi à se faire majestueux sur un bourdonnement sourd et apaisant à la fois (Cold).

Spectaculaire pour celui qui voudra s’y attarder, l’album de Bruce Harper pose des références alléchantes (Battles, Vessels) mais s’en éloigne sensiblement par une approche plus lumineuse.

Article écrit par Marc

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