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Big Blue Ball

lundi 22 septembre 2008, par Fred

Voyages immobiles


Big Blue Ball c’est avant tout un projet. Un projet vieux de près de 18 ans qui est le résultat de 3 semaines de rencontres et de création dans le "Real world Studio" de Peter Gabriel qui eurent lieu durant les étés 91, 92 et 95. Le projet avait pour but de rassembler les musiques/ les musiciens du monde en un endroit pour les faire se mélanger. D’où le nom du projet Big Blue Ball, qui fait référence à l’appellation donnée par les astronautes à la terre vue de l’espace.

La fourchette d’artiste est donc le premier élement de ce disque. On citera entre autres : Peter Gabriel, Billy Cobham, Manu Katché, Karl Wallinger, Papa Wemba, Sinead O’Connor, Natacha Atlas, le guitariste flamenco Juan Canizares, Joseph Arthur, Afro Celts James McNally and Iarla Ó Lionáird, Japanese percussionist Joji Hirota, Jah Wobble, gospel group The Holmes Brothers, Justin Adams, Francis Bebey, Tim Finn, Marta Sebestyen, guitarist Vernon Reid, ... (ne vous inquiétez pas, je ne les connais pas tous non plus, le dossier de presse m’a aidé)

Ainsi ces 3 semaines de création et d’enregistrement effrénées (ndr : allez lire les anecdotes d’enregistrement sur le site du projet) ont permis de rassembler un quantité de matériel énorme, qu’il a fallu tout d’abord trier et classer ; la frénésie de la création de ces sessions ne s’étant pas encombré d’étiquetage.... Ensuite plusieurs années furent nécessaire pour parachever la production avant d’arriver à cette sortie : les morceaux bruts furent édités et parfois réarrangés,... C’est le producteur Stephen Hague qui se chargea de ce travail titanesque.

Comme on peut s’y attendre les atmosphères sont forts variées, allant de la pop, au hip hop (Jijy), aux musiques celtiques, africaines (Forest), arabisantes (Habibe) et asiatiques. Les mélanges sont intéressants et agréables.
La production de l’ensemble étant très cohérente, elle gomme les transitions. On a ainsi l’impression de faire une tour du monde en une heure.

Peter Gabriel prête sa voix à 3 morceaux. Les fans seront donc heureux de retrouver quelques pièces encore inconnues. L’Americain Joseph Arthur chante lui sur deux plage, de même que l’Irlandaise Sinnead O’Connor.

Dans cet ensemble, on signalera quelques plages qui se distinguent : Altus Silva, aux rythmiques réminiscentes de Us, étonne d’abord car ce n’est pas Gabriel qui chante mais bien Joseph Arthur. Choix judicieux, la voix rauque de l’américain collant parfaitement à l’atmosphère et ce dernier utilisant une palette intéressante.
Ensuite, le refrain prend des accents celtes par l’addition de chants et de cornemuse. La musique évoque dés lors de images de hautes terres battues par les vents....

Shadow est quant à elle une pièce hispanisante où les guitares ont la part belle. Je ne suis pas acheteur en tant normal mais là, c’est bien exécuté et ça donne une note de couleur à l’ensemble.

Whole Thing et Burn you up, burn you down, méritent d’être signalés simplement parce que ce sont les morceaux sur lequel Peter Gabriel chante et qu’il est bon. Si vous avez aimé So et Us, ceux-ci devraient vous plaire.

Album concept, projet multiculturel, réalisation de Real World Records, Big Blue Ball est au final une belle réussite humaine et musicale. Si vous ne souhaitez pas mourir idiot en croyant que la world music se limite aux compilations "Bouddha Bar", vous pouvez ajouter Big Blue Ball à votre liste de courses.

Article écrit par Fred

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