Accueil > Musique > Concerts > Midlake, Ancienne Belgique, 02/03/2014

Midlake, Ancienne Belgique, 02/03/2014

lundi 3 mars 2014, par Marc

En puissance


Passer un bon moment, y a-t-il d’autres raisons pour se déplacer à un concert ? Le risque était nul de perdre sa soirée devant Midlake de toute façon. Donc on est retournés voir les Texans, pour la cinquième fois et chaque fois dans une salle différente, ce qui a une grande influence sur les performances. La grande salle de l’AB est en configuration semi-assise, entendez qu’il y a des gradins jusque par terre mais aussi une fosse. On s’assied donc, pensant qu’on a eu sa ration de photos (la vignette vient du concert précédent), et le concert donnera raison à cette supposition.

Israel Nash est donc sur scène pour la première partie. Le chanteur texan (lui aussi) est accompagné d’un guitariste à la pedal steel guitar. Ce qui est un peu étrange, cet instrument étant souvent réservé à quelques petits arrangements supplémentaires. Il n’en reste pas moins qu’il est un bon vocaliste, le gros écho dans la voix rappelant les belles heures de Band Of Horses, ou plus indirectement des choses comme Neil Young. Sympathique et authentique donc.

La salle de l’AB est bien plus grande que la Rotonde de la dernière fois, donc on peut s’attendre à un son vraiment énorme. Première constatation, le jeu de lumière est lui aussi adapté, souvent orienté vers le public. On se dit que de toute façon, prendre des images était voué à l’échec. Alors on se replace dans son siège et on attend le choc. Parce que le son est d’emblée énorme, les six musiciens profitant de l’installation pour se révéler encore une fois un gros rouleau compresseur. C’est plus lisse, moins organique que d’habitude, mais toujours percutant. La section rythmique est plus en avant, et les voix sont une composante comme une autre du tout compact.

Evidemment, c’est surtout le dernier Antiphon qui sera joué. Pour le meilleur sans doute puisque c’est cette version-ci du groupe qui l’a écrit et enregistré mais il faut bien avouer que cet album qui reste tout bon présente plus que le précédent des moments plus répétitifs. Mais il reste toujours quelques morceaux plus à même de dynamiser le tout dans le backcatalogue. Rulers ou My Young Bride viennent donc relancer l’intérêt qui n’avait pas chuté de toute façon.

Une fois avancés dans le concert, on se rend compte qu’ils ont encore du très gros calibre en réserve pour la fin. Enchainer les magnifiques Roscoe et The Old and The Young, c’est fatalement achever de conquérir un public. Selon le groupe, le morceau Antiphon joué en second avait été un peu bâclé (ha bon ?) et ils décident de le rejouer en acoustique pour entamer le rappel. Avec une guitare, une flûte, trois voix pour un micro, ils font plus que séduire. Pas à dire, Eric Pulido est plus qu’une doublure, il est un chanteur accompli d’une redoutable précision. Ce morceau est en effet très piégeux et est ici magnifié. Sans doute avaient-ils à cœur de montrer qu’ils pouvaient s’en sortir sans la puissance. Avant d’enfoncer le clou de toute façon par l’imparable Head Home.

Avec le gros son de l’AB, Midlake avait logiquement décidé de jouer la puissance, ce qu’ils réussissent de toute façon à combiner avec la richesse de leurs morceaux, prouvant qu’ils sont un grand groupe versatile

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Okkervil River + Jawhar, PIAS, 29/03/2018

    Ca faisait un peu de temps qu’on n’avait plus parlé de concerts ici. D’autant plus que le temps avait manqué pour relater les deux derniers déplacements. L’endroit du soir est nouveau puisqu’on découvre le siège de PIAS, qui abrite aussi un très bel assortiment de vinyles et une salle de concert intime et accueillante.
    Le programme était pour nous un ’double bill’, ce genre de proposition qui associe deux artistes qui nous sont chers. Ajoutez à ça l’autorisation de prendre des images et quelques amis et (...)

  • Albin de la Simone, Nuits botanique, 11/05/2017

    Le plaisir de la découverte fait évidemment partie de ce qu’on aime en concert mais on ne boudera jamais une valeur sûre. Jamais on n’a été déçus par Albin de la Simone et il va garder son brevet d’invincibilité.
    Ce jeudi lance donc les Nuits Botanique et comme tous les ans, une belle programmation, une bonne ambiance et sans doute une météo mitigée.
    Cette bonne ambiance nous a fait rater le début de la prestation de Mathias Bressant . On ne peut pas dire que les regrets sont immenses. Sa prestation (...)

  • The Dears, Plants and Animals, Botanique, 21/02/2017

    D’habitude, les compte-rendus de concert sont écrits avant que les photos ne soient disponibles. Cette fois-ci pourtant, il n’y en aura pas. Pour la première fois en dix ans et après une centaine de concerts (à vue de nez), mon ami l’appareil photo n’a pas été autorisé à entrer avec moi...
    Mais bon, on était là pour écouter de la musique surtout et on n’a pas été déçus de ce côté-là. L’affiche du jour était en fait double, et d’une certaine cohérence. Plants and Animals et The Dears partagent certes la même (...)

  • Jeanne Cherhal, Théâtre 140, 20/01/2017

    Il est bon de temps en temps de revoir en concert ceux qui nous enchantent sur disque. Et le dernier Jeanne Cherhal avait confirmé ses bonnes dispositions. Sa très longue tournée maintenant clôturée passant par notre capitale, il était plus que tentant de reprendre contact avec le Théâtre 140.
    La formule piano-voix ne permet pas d’approximations, et quand le talent le permet, c’est souvent un grand moment que peuvent nous offrir Frida Hyvonen, Moonface, Alina Orlova, Soap&Skin ou Pierre (...)