Accueil > Musique > Concerts > The Dodos, VK, 03/12/2008

The Dodos, VK, 03/12/2008

vendredi 5 décembre 2008, par Marc

Allez-y, vous n’en reviendrez pas


C’est comme ça que je vois les festivals : une façon nourrissante à l’excès de découvrir en échantillon ce qu’on a aimé ou qu’on risque d’aimer sur disque, et une manière de sélectionner ses concerts pour la suite. Après avoir été parmi les motivés qui continuaient d’applaudir la prestation de The Dodos au Pukkelpop alors qu’ils rangeaient leur matériel, il semblait normal d’aller les revoir au Café Bellevue. Du moins c’est ce que je croyais, l’adresse du jour ayant changé depuis que j’ai acheté le ticket il y a fort longtemps (j’achète toujours très tôt).

Les premières parties sont souvent des occasions de faire de bonnes surprises. Ou alors d’avertir les gens. Il n’est pas nécessaire de voir Jennifer Gentle. Ce duo italien (oui, le nom n’est pas explicite) - une guitare et un clavier - produit des chansons brutes, pas nécessaires, trop bruyantes et chantées de façon un rien irritante. On sent que la cible est Syd Barrett par exemple, mais quand PJ Harvey sur Rid Of Me ou Scout Niblett le temps d’un Wolfie nous retournent dans un style proche, ici on décide de s’épargner les esgourdes.

Evidemment, le trio californien, c’est une tout autre paire de manches. Un chanteur-guitariste assis avec une guitare acoustique au son bien modifié qui est une des composantes essentielles de leur singularité, un batteur basique mais redoutable d’efficacité et un troisième larron qui frappe au choix un vibraphone ou une poubelle qui se déforme au fur et à mesure de la tournée, voilà pour le line-up. Les chansons, ce sont évidemment souvent les mêmes que sur le bon Visiter sorti cette année. Mais, alors qu’elles semblaient bien fichues, originales malgré le côté déjà vu de la composition du groupe, elles apparaissent transfigurées sur scène. On retrouve la même fougue que lors du festival limbourgeois, cette folle intensité, la guitare en liberté qui s’approprie un pan de l’americana comme sait si bien le faire un David Eugene Edwards (16 Horsepower,Woven Hand). Plus des digressions en nombre, des percussions dans tous les sens, des chorus intenses, voire un brin de psyché. Le ton ne faiblira jamais, on aura même droit à un inédit (avec une rythmique assez irrésistible), et à cinq zigues (la première partie avait été appelée en renfort) qui frappent comme des bossus et à des parties de guitare en seul support du rythme.

Si j’ai au final préféré un concert plus court et compact comme celui du Pukkelpop qui était moins dilué, il se confirme que The Dodos est avant tout un groupe de scène, endroit où leurs compositions loufoques dévoilent toute leur intensité.

Les photos au complet sont comme d’habitude ici : http://picasaweb.google.be/marc.mineur/TheDodos#

(Jennifer Gentle)

(The Dodos)

(The Dodos)

(The Dodos)

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

2 Messages

  • The Dodos, VK, 03/12/2008 5 décembre 2008 21:38, par olivier s

    Tiens. Faisant partie des mêmes motivés au Pukkel, je trouvais également évident de les revoir à leur retour en Belgique...
    Suis d’accord avec ta description. Ils ont donné une excellente prestation toute en intensité. Juste dommage que celle-ci soit retombée de quelques étages lors du rappel.

    repondre message

    • The Dodos, VK, 03/12/2008 23 décembre 2008 11:59, par thomdh

      découvert sur pitchfork

      acheter Visitot

      Vu le concert au VK

      meilleur concert depuis MUM à l’ab,
      ca fait plaisir de voir ca dans des petites salle, merci le vk !
      merci Meric !

      repondre message

  • Okkervil River + Jawhar, PIAS, 29/03/2018

    Ca faisait un peu de temps qu’on n’avait plus parlé de concerts ici. D’autant plus que le temps avait manqué pour relater les deux derniers déplacements. L’endroit du soir est nouveau puisqu’on découvre le siège de PIAS, qui abrite aussi un très bel assortiment de vinyles et une salle de concert intime et accueillante.
    Le programme était pour nous un ’double bill’, ce genre de proposition qui associe deux artistes qui nous sont chers. Ajoutez à ça l’autorisation de prendre des images et quelques amis et (...)

  • Albin de la Simone, Nuits botanique, 11/05/2017

    Le plaisir de la découverte fait évidemment partie de ce qu’on aime en concert mais on ne boudera jamais une valeur sûre. Jamais on n’a été déçus par Albin de la Simone et il va garder son brevet d’invincibilité.
    Ce jeudi lance donc les Nuits Botanique et comme tous les ans, une belle programmation, une bonne ambiance et sans doute une météo mitigée.
    Cette bonne ambiance nous a fait rater le début de la prestation de Mathias Bressant . On ne peut pas dire que les regrets sont immenses. Sa prestation (...)

  • The Dears, Plants and Animals, Botanique, 21/02/2017

    D’habitude, les compte-rendus de concert sont écrits avant que les photos ne soient disponibles. Cette fois-ci pourtant, il n’y en aura pas. Pour la première fois en dix ans et après une centaine de concerts (à vue de nez), mon ami l’appareil photo n’a pas été autorisé à entrer avec moi...
    Mais bon, on était là pour écouter de la musique surtout et on n’a pas été déçus de ce côté-là. L’affiche du jour était en fait double, et d’une certaine cohérence. Plants and Animals et The Dears partagent certes la même (...)

  • Jeanne Cherhal, Théâtre 140, 20/01/2017

    Il est bon de temps en temps de revoir en concert ceux qui nous enchantent sur disque. Et le dernier Jeanne Cherhal avait confirmé ses bonnes dispositions. Sa très longue tournée maintenant clôturée passant par notre capitale, il était plus que tentant de reprendre contact avec le Théâtre 140.
    La formule piano-voix ne permet pas d’approximations, et quand le talent le permet, c’est souvent un grand moment que peuvent nous offrir Frida Hyvonen, Moonface, Alina Orlova, Soap&Skin ou Pierre (...)