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Mes albums 2017

samedi 30 décembre 2017, par Marc


Plus de 200 albums écoutés, une centaine critiqués (il m’en reste pour les prochaines semaines...), voilà une statistique annuelle assez habituelle. Si on devait dégager une tendance, ce serait celle des retours. On se serait crus en pleine vague indie de 2005 par moments. Beaucoup se retrouvent d’ailleurs ci-dessous. Le plaisir de ces classements est de toute façon moins d’établir une illusoire hiérarchie du plaisir d’écoute que de faire le point de temps à autres sur ce qui nous d’y de la joie auditive et partager. La présence de beaucoup de têtes connues (deux tiers ont déjà été dans un classement précédent) ne doit pas faire oublier les très nombreuses découvertes. Ce site entre dans sa quinzième année et c’est toujours notre moteur. Bonne année à tous !

23. Roger Waters - Is This The Life We Really Want ? Il aura fallu un bassiste légendaire de 74 ans pour qu’on sente poindre une protestation musicale anti-Trump. C’est évidemment plein d’allusions musicales au passé de Pink Floyd, c’est au-delà du classique mais l’abattage est tellement là qu’on se laisse emporter.
22. Godspeed You ! Black Emperor - Luciferian Towers L’invincible armada canadienne est bien de retour avec un album moins sombre et relativement plus accessible. Les irrésistibles poussées sont bel et bien là sur les deux pièces principales mais les interludes sont plus faciles à appréhender que par le passé.
21. Bodies of Water - Spear in the City Leur façon unique de beugler à l’unisson n’est plus là mais le talent y est toujours. Leurs chansons à hauteur d’homme restent un enchantement en tous cas.
20. Valparaiso - Broken Homeland On reprend les mêmes musiciens que Fitzcaraldo Sessions, certains chanteurs (Rosemary Reid, Dominique A), une poignée de nouveaux (Phoebe Kildeer, Howe Gelb, Shannon Wright, Marc Huygens, Josh Hadden) et on est à l’abri de la médiocrité. Ce sont aussi les fins de morceaux instrumentales qui emportent à chaque fois l’adhésion.
19. The/Das - Exit Strategies L’équilibre de leur premier album a été déplacé vers la house minimale mais une fois la surprise passée, le duo allemand montre une maîtrise qu’il semble difficile de surpasser.
18. Grizzly Bear - Painted Ruins On ne remarque même plus les exploits de Grizzly Bear, qui album après album continue à planer bien haut. Les Américains ne faiblissent pas, même s’il faut un peu plus de temps pour se laisser de nouveau séduire.
17. Feist - Pleasure On l’avoue, il a fallu un peu de temps pour faire le tour de cet album, pour faire sortir tout le suc de ces morceaux faussement rudes. Et puis le miracle opère, la lumière perce et ne s’en va plus.
16. Amanda Palmer & Edward Ka-Spel - I Can Spin a Rainbow On ne pouvait pas prévoir que la collaboration entre le vétéran batave et la chanteuse des remuants Dresden Dolls donnerait un résultat aussi élégant et sensible, aussi rempli de cordes et de beauté triste.
15. Xiu Xiu - Forget James Stewart est un des rares artistes contemporains qui donne une impression de danger. Cette tension traverse son dernier album, une bonne cuvée, ronde et anxiogène à la fois, un petit rush d’adrénaline qui nous est devenu indispensable.
14. Fleet Foxes - Crack-Up On a attendu longtemps la suite de Helplessness Blues mais on retrouve le groupe de Seattle pareil à lui-même, toujours intemporel dans un monde musical qui a beaucoup changé. Ces cimes-là sont insensibles à la mode de toute façon.
13. LCD Soundsystem - American Dream Un album moyen avant une lucrative tournée d’adieu, voilà où on avait laissé James Murphy. On n’attendait donc rien de cet album qui nous a pris par surprise. Les morceaux prennent leurs aises pour la bonne cause, la durée étant l’alliée des bonnes choses.
12. Flotation Toy Warning - The Machine That Made Us Je le confesse, je ne connaissais rien de cette formation ni de son album unique sorti en 2004. C’est visiblement une erreur au vu de ceci, une magnifique collection de choses amples et banques à la fois, livrée avec une impeccable spleen anglais.
11. Raoul Vignal - The Silver Veil Tous les ans, on peut compter sur quelques belles découvertes. Celle-ci vient de Lyon et est publiée par les impeccables Talitres. Le folk de Raoul Vignal est on ne peut plus classique et classieux, dans la lignée d’artistes comme Nick Drake ou Will Stratton. Du grand art.
10. Pierre Lapointe - La Science du Cœur Certes, son clacissisme confine parfois à la naphtaline mais avec son sens mélodique, un morceau d’introduction sublime, Pierre Lapointe confirme qu’il est un des plus importants auteurs francophones modernes.
9. White Wine - Killer Brilliance Joe Haege, c’était déjà 31 Knots et Tu Fawning. Ce qu’il fait en tant que White Wine garde le même esprit aventureux, faisant de lui le chainon manquant entre Menomena (avec qui il a collaboré) pour l’aspect ludique et les morceaux bondissant et Xiu Xiu pour l’intransigeance et l’ébullition.
8. Spoon - Hot Thoughts Condamnés a l’excellence, voilà le doux fardeau des texans. Après le moite They Want My Soul (album de l’année ici-même en 2014), celui-ci garde les mêmes qualités de tension et d’intensité. Le magnifique concert du Bota a confirmé tout ça.
7. Wolf Parade - Cry, Cry, Cry Spencer Krug (Moonface, Sunset Rubdown, Swan Lake...) et Dan Boeckner (Handsome Furs, Divine Fits, Operators) ont fait tellement de bonnes choses de leur côté qu’on n’attendait même plus qu’ils résuscitent leur formation de base. Excellente surprise, ce Cry Cry Cry mêle la rondeur du son et leur motivation inattaquable. Un des bons retours de l’année.
6. Girls In Hawaii - Nocturne Forcément moins sombre que le précédent Everest marqué par le deuil, Nocturne poursuit la même veine que son excellent prédécesseur. Elle semble loin la maladresse des débuts, le groupe de Braine l’Alleud est maintenant un grand et se donne les moyens de le rester.
5. Volin - Volcan Bien franchement, on ne pensait pas que la chanson française pouvait s’aventurer par-là, dans les cimes de Grizzly Bear et The Antlers. Résultat des courses un album qui comporte de vrais moments de bravoure et est une des meilleures surprises de l’année.
4. Einar Stray Orchestra - Dear Bigotry Sorti en tout début d’année, le troisième album du Norvégien Einar Stray (le second sous ce nom-ci) frappe fort et juste. Ces morceaux sont compacts et amples à la fois, traversés par un souffle qui ne semble jamais s’éteindre.
3. The National - Sleep Well Beast Vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes au succès international qui ne loupent jamais un album ? Des formations au style reconnaissable qui ne sont pas encore leur propre caricature ? La carrière des Américains est exemplaire et rare, et leur petit dernier compte quelques pépites.
2. Destroyer - Ken Il y a deux ans, Dan Bejar était notre artiste de l’année. Et il n’en était pas loin cette fois-ci encore parce qu’il garde sa singularité en adaptant son style. Il y a plus d’éléments des années ’80 ici, mais moins que sur Kaputt et toujours sa façon unique de déclamer ses beaux textes souvent un peu obscurs.
1. Albin de la Simone - L’un De Nous Il fallait un album de l’année, c’est la règle. Récidiviste, Albin l’est parce qu’il reste aussi impeccable. Aucune score, une émotion directe ou plus lente à percoler mais toujours là, une pureté jamais prise en défaut, c’est la récompense du sans-faute.
Article écrit par Marc

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